" Le Front anti-CPE s’élargit ", titre L’Humanité : " Villepin rassemble contre le CPE ". Le refus du premier ministre de retirer son texte, explique le quotidien, alimente la dynamique de contestation. " Le premier ministre découvre tardivement les vertus de la négociation, mais il est trop tard, la mobilisation a ébranlé ce gouvernement ", estime M.-G. Buffet.
Dans une interview publiée par Les Echos, F. Chérèque exclut toute " adaptation " du CPE, car les " bases qu’il fixe sont inacceptables " et " il y a un problème de confiance avec Dominique de Villepin ". Il faut, " en préalable à toute discussion retirer le CPE ".
Dans L’Humanité, Rémy Pech, président de l’université de Toulouse-Mirail, déclare dans une interview : " Nous demandons la suspension du CPE, car il suscite des inquiétudes légitimes. Les étudiants vivent déjà la précarité avec des petits contrats ".
Dans Libération, qui indique que le ministère de l’Education recense 41 universités touchées par le mouvement anti-CPE, contre 31 la semaine dernière, tandis que l’Unef dénombre 51 universités en grève sur 84. Quatre présidents d’université (Nantes, Toulouse II, Paris X, March-Bloch, à Strasbourg) demandent le retrait du CPE.
La Tribune évoque pour sa part le financement " flou " des mesures complémentaires annoncées par D. de Villepin dimanche à la télévision pour faire accepter son CPE. Il a indiqué qu’un salarié en CPE licencié pendant la période de consolidation de deux ans pourrait bénéficier d’un " complément de rémunération qui s’ajouterait à l’allocation chômage pour une période de trois mois ". Jean-Claude Quentin, administrateur FO de l’Unedic : " Aussi, comment l’Unedic pourra-t-elle financer 80% de leur ancien salaire pendant trois mois ? Je rappelle que l’Unedic est déjà en conflit avec l’Etat sur le financement de l’autre système : le contrat de transition professionnelle. "
" le fossé se creuse entre le pouvoir et les anti-CPE ", titre Le Monde , mais si des doutes émergent au sein de la majorité, J. Chirac, D. de Villepin et N. Sarkozy, se serrent les coudes, explique le quotidien. N. Sarkozy soutient donc D. de Villepin, même s’il conteste sa méthode et qu’il devrait prochainement proposer son projet sur la protection sociale. Mais, le ministre de l’Intérieur, qui avait imaginé son départ du gouvernement fin 2006, pourrait en avancer la date.
jeudi 16 mars 11 h30 Meeting unitaire préfecture MARSEILLE
Manifestation samedi 18 mars 15 h Porte d'Aix MARSEILLE
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