Le retour de Renaud, même si cela ne vaut pas la chanson de DIAM's sur la fifille Lepen" Marine" (la vidéo est à la fin de cet article), ouvre un débat sur les choix de société. Son interview dans l'Humanité à propos de la candidature unitaire pour la gauche anti libérale est interessante:(extraits)
Vous avez changé, mais vous dites pourtant dans une de vos chansons : « Je sais que j'écrirai toujours comme un acte de résistance »... Renaud. La chanson, les arts, la littérature, la culture doivent être des moyens d'éveil, de connaissance, de prise de conscience, de refus de la barbarie du monde. La chanson, de ce point de vue, est essentielle. Plus que tout autre art, elle peut être un drapeau et doit être parfois un tambour de guerre. Les mots sont des armes de destruction massive. Je sais à quel point je me suis construit par rapport à mon éducation, notamment à travers des chansons de mon enfance, les chansons de Brassens, de Dylan... Avec ses chansons, Johnny Clegg a fait davantage pour la libération de Nelson Mandela et la fin de l'apartheid que bien des résolutions de l'ONU, restées lettres mortes. Je ne dis pas qu'une chanson peut changer le monde, mais elle doit être un cri, un acte de résistance.. Ne pensez vous pas qu'il faudrait réhabiliter le mot "utopie"dans une société qui en manque cruellement ? Renaud. J'ai toujours plaidé pour l'utopie. L'utopie politique, l'utopie constructive, collective. Je rêve d'un candidat à l'élection présidentielle prochaine bardée d'utopie, que l'utopie soit une des composantes de son programme. Que pensez-vous de la tournure du débat politique actuel ? Renaud. C'est un combat de petites phrases qui évite le débat sur les vrais problèmes de la société française, mais aussi ceux de la planète comme le problème de l'eau, du réchauffement climatique, du rapport Nord-Sud... Quand les politiques me parlent trop de problèmes économiques francofrançais, j'ai l'impression qu'ils paniquent pour la fuite d'eau du lavabo. Ils ne se rendent pas compte que c'est toute la toiture qui s'effondre... Vous avez déclaré « attendre le candidat de la gauche antilibérale »... Renaud.Je pense que ce qui divise les gens de gauche est moins important que ce qui les rassemble. Dans la gauche antilibérale, il y a trop de divisions. C'est regrettable qu'Arlette Laguiller et Olivier Besancenot ne soient pas unis sous la même bannière, que le PCF se chamaille aussi avec les trotskistes, que les altermondialistes ne soient d'accord ni avec les trotskistes, ni avec les communistes, que les anars ne soient d'accord avec rien ni personne, que les écolos soient plus ou moins d'accord avec les socialos, mais pas trop avec les trotskistes... Je regrette l'absence d'un candidat unique qui réunirait toute la gauche antilibérale, une gauche alternative qui irait des altermondialistes aux trotskistes en passant par les communistes et tous les sans-parti. Un candidat qui nous ferait rêver par son intégrité, son humanisme, son utopie, par une vision plus planétaire de l'avenir. Si on y parvient, quel qu'il soit je le soutiendrai. Un candidat unique, j'en suis sûr, rassemblerait des voix écolos et socialos et pourrait, à mon sens, être présent au second tour. Enfin, je rêve peut-être... Mais beaucoup d'électeurs de gauche sont un peu déçus par les socialistes. Que vous évoque cette gauche ? Renaud. Elle est pleine de contradictions, elle est maladroite parfois, comme moi quand il m'arrive de défendre telle cause et d'oublier telle autre. Sauf que moi, je ne veux pas du pouvoir et je ne fais pas de promesses. Je ne pense pas qu'il y ait eu, en quatorze ans de mitterrandisme et quelques années Jospin, une vraie politique de gauche. Elle s'est adaptée au monde, à l'économie de marché, au libéralisme, aux privatisations. J'ai toujours dit, même dans les années Mitterrand, que cette gestion « de gauche » du système capitaliste ne me satisfaisait pas. Elle est peut-être un peu plus humaine que la gestion de droite, mais la gauche a décidé, depuis 1983, d'être pragmatique en s'adaptant au système économique. Je n'ai pas un autre modèle à proposer et je ne crois pas que les régimes militaires, autoritaires, chinois, staliniens ou religieux, soient l?idéal. Mais on ne peut que regretter que les démocraties, même quand elles sont de gauche, mènent globalement une politique capitaliste qui entretienne l'oppression, l'exploitation de l'homme, la loi du plus fort au détriment de la justice et du partage, bref, au détriment de tous ces beaux idéaux de
........et la video de DIAM's sur MARINE LEPEN
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